• Aujourd'hui point de billet sur un coup de coeur, sur une nouveauté, sur des collectors, sur des cosmétiques...

    Juste un courrier adressé, à M François Hollande - Président Normal.
     
     Début Juillet, je me suis tourné vers M Hollande pour lui exposer un problème, (courrier mail via le site de l'Elysée). J'attends encore une réponse, tout comme celle du Sénateur (PS) de ma circonscription.
    Je n'ai pas pris la peine de contacter le Député (PS) de cette même circonscription, fraîchement réélu, il ne répond jamais aux courriers. (Sauf en période électorale, CELA VA DE SOIT).

    J'ai écrit pour attirer l'attention de ces Messieurs, sur un fait : Celui de la prise en charge des personnes dépendantes dans notre pays.

    La population vieillie (d'où l'épineux problème des retraites aujourd'hui et surtout demain), l'espérance de vie allant en s'allongeant. Tant mieux, mais d'un autre côté le vieillissement ne se fait pas sans entraîner une dépendance tant financière que sur le plan d'une aide technique et/ou humaine.

    Certes, nous avons des maisons de retraite (ou à requalifier d'anti chambre de la mort ?), tant ces établissements sont glauques, tristes.  Des structures gérées pour la plupart, par des fonds privés (fonds de pension US, en clair nos aînés financent les retraites des Américains, ou prochainement des Chinois ?).

    Exemple ? Une chambre, dans une EHPAD en Seine et Marne (77), est facturée 3600€/mois...

    Prenez ma grand-mère 85 ans, ne pouvant plus rester seule chez elle (maladie de Parkinson), retraite + pension de réversion de mon grand-père = 1200€/mois. Faites les comptes. Une aide accordée par le département au titre de l'APA de 16€/jour. Une aide exceptionnelle par la mutuelle GDF de 600€/mois... Le reste est à charge de la famille. Cela une fois que les économies de Grand-mère y seront passées (très vite).
    Tout ca pour rester dans une chambre, voir la TV et être dans une maison de retraite où on te considère comme un gamin à te faire faire du coloriage ou à jouer aux jeu des petits chevaux (si le jeu est complet), où tu n'attends qu'une chose en clair, la mort !

    Mais je n'ai pas écrit pour parler de ma grand-mère, mais de ma mère.

    Une femme qui a travaillé sa vie entière, payant des impôts (et fortement taxée). Aujourd'hui; elle a 58 ans. Atteinte de la sclérose en plaques. Maladie neuro dégénérative où la médecine ne possède pas encore les clefs de la guérison. Une lente descente vers une dépendance totale pour le patient.

    Ma mère avait acheté en 2010 un appartement. Elle avait demandé à ce moment là un crédit, minime, de 40000€ pour cette acquisition. Crédit bien entendu refusé par la banque (ou plutôt l'assureur), elle a eu recours à un courtier. Par un montage financier, elle a obtenu un crédit via le Crédit Foncier. Bien moins avantageux qu'un crédit classique. Oui, on se fait de l'argent sur le dos de la détresse, de la maladie, de la souffrance. Les banquiers responsables de la "crise", ne cesseront jamais d'avoir les dents longues.


    L'état ne pourrait il pas développer des solutions de crédit envers ces personnes ? Certes une convention existe depuis peu, pour facilité l'accès au crédit vers les personnes handicapées. L'information est diffusée sur des affichettes dans les banques, (convention AERAS), sa mise en application au quotidien est à vérifier. Pour preuve ici.

    J'ai tenu à faire part à notre Président de ces faits, mais également que ma mère, cela fait 1 an  (au moment de la lettre en Juillet), que je l'ai à ma charge.

    Le choix était vite fait, lors de la revente de son appartement, étant donné que grâce à ce superbe montage financier, elle ne pouvait plus payer les échéances tout en se payant une aide ménagère, une auxiliaire de vie, impôts locaux, sur les revenus (une rente d'invalidité est imposable même avec un abattement), syndic de l'immeuble, EDF/GDF, soins non remboursés par l'assurance maladie (et ils sont de plus en plus nombreux). Bref tu es malade, mais tu dois payer  3 fois plus pour "vivre" ou pour essayer juste de subsister.

    Aucune aide accordée... Tu paies des impôts, tu n'as droit à rien. Eh oui, vaut mieux être sans un euro dans ce cas là. Cherchez l'erreur : une personne ayant la CMU ne paie même pas les franchises sur une visite médicale, une boite de médoc. Je retire, ce que j'ai écrit sur les franchises et les bénéficiaires de la CMU, ayant été mal informé à ce sujet. Une personne en ALD , paiera et pourtant c'est elle qui a besoin de soins à moindre coût.

    Ainsi, elle n'a pas eu le choix que de vendre. Et après elle va où ? Sous les ponts ? Dans un service gériatrique d'un hôpital de l'assistance publique ? En maison de retraite ? Non, elle n'a pas 60 ans... Et, je ne me voyais pas envoyer ma mère dans une maison type MAPA, accueillant aussi bien des handicapés mentaux que des Alzheimers, comme cela m'avait été proposé ! Pur délire de fonctionnaires, qui n'ont jamais eu l'occasion sans doute de franchir la porte de l'un de ces établissements. Mettre une personne qui a toutes ses facultés mentales dans un milieu constitué de personnes défaillantes mentalement !

    Chapeau à ceux qui ont instauré ce système, en leur souhaitant un jour d'aller vivre ca !

    Un an que j'accueille ma mère à mon domicile. Je ne pleure pas. C'est pas moi qui suis allongé dans un lit.
    Une aide à domicile ? Oui, tu paies... 22€/ heure minimum, sachant que c'est au minimum 1 heure/ jour.
    Je l'avoue pas d'autre choix que de se tourner vers des personnes "au black". 12€ de l'heure.
    Mais qui  feront le minimum.

    Et toi, pendant ce temps là, tu constates au quotidien la lente agonie de ta mère !

    Tu consultes des assistantes sociales, certes aimables et disponibles, mais tu te heurtes aux barrières administratives. Faut constituer des dossiers, remplir des documents, tu dois justifier. Pourtant, n'importe quel individu qui se déplacerait chez moi, constaterait en 2 minutes les faits !

    J'attends toujours une réponse d'un médecin conseil de la CPAM pour un passage de catégorie 2 en catégorie 3. Une différence dans l'échelon de l'invalidité qui fait qu'un passage en 3ème (et ultime) catégorie, signifie une incapacité totale de travailler et la nécessité d'une tierce personne dans les actes de la vie courante. Chose qui n'avait pas été octroyée en 2010, lorsque ma mère vivait encore à son domicile par l'assistante sociale de la MDPH (pourquoi ?).

    J'ai donc exposé tout cela à notre Président, un appel à l'aide quelque part. Que l'on me débloque cette situation, quitte à garder ma mère chez moi, je suis ok. Mais qu'il me soit donné les moyens de l'accueillir. Je ne suis pas à plaindre, mon appartement est confortable, grand, des familles de 4 personnes et plus ont bien moins. Mais, il n'est pas adapté pour une personne se déplaçant en fauteuil roulant (bien qu'elle ne se lève plus). La salle de bain est conçue pour des gens valides. La cuisine idem, l'évier par exemple, on y pense pas. Mais essayez de vous asseoir dans un fauteuil et d'y faire la vaisselle ! On en reparlera.

    Monsieur le Président, vous qui prônez le changement,  ne pouvez vous pas aller de l'avant et à proposer des solutions concrètes à la question de la dépendance ? Combien de familles sont dans l'attente d'une solution, comme moi concernant ma mère ? Pouvons nous accepter de mélanger des personnes ayant pleinement l'usage de leurs facultés intellectuelles avec des patients mentalement atteints ?


    Que de dépenser des millions dans le financement des partis politiques (un exemple parmi d'autres). Que cet argent serve à financer des structures dont tous les Français pourraient bénéficier.

    Moi Romainparis, si j'étais Président : je me soucierai du sujet de la  santé, de la situation des personnes handicapées. D'un sujet qui nous concerne tous ou qui nous concernera tous, tôt ou tard, et moins de savoir si je dois relever le plafond du livret A ou du LDD cela afin de satisfaire les plus fortunés des contribuables.

    Moi Romainparis, si j'étais Président : je répondrai à mes administrés si on m'écrivait pour m'informer d'une telle situation.

    Moi Romainparis, si j'étais Président : j'oserai aller de l'avant et immédiatement pour apporter une solution concrète face à une situation dramatique et d'urgence.

    Moi Romainparis, si j'étais Président : Je me soucierai tout simplement de problèmes normaux, tout en étant comme vous un Président normal.

    Moi Romainparis, je ne suis pas Président mais un citoyen comme un autre, alors Mr Le Président j'attends cette fois une réponse.



    Monsieur le Président de la République, croyez à l'assurance de ma plus haute considération.

     

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    Copie de ce billet + lien vers cette page, envoyés au secrétariat de François Hollande ce jour. Si réponse, cette fois, je vous en tiens informer.

    + transmis aux rédactions de la presse nationale.

     

    EDIT 14/09 : J'ai reçu une réponse du secrétariat de l'Elysée, non pas suite à ce billet, mais à ma première lettre du 3 Juillet.

    Quelques lignes, pour me faire savoir qu'on transmettait au Préfet de mon Département ma lettre. A suivre ...

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