• Cette après-midi en me promenant dans ma ville... J'ai fait un constat et ce dernier est assez alarmant :

    Voici quelques années cette ville à la périphérie de Paris avec un peu plus de 40000 habitants comptait une douzaine de marchands de journaux / librairies.

    Des commerces de proximité, où j'aimais dans mon enfance à me rendre pour acheter mon journal de mickey, pif gadget et par la suite le quotidien ou le programme Tv et autres revues.

    Le constat ? Il ne subsiste aujourd'hui que deux marchands de journaux avec petite librairie et papeterie.

    Les autres points de presse ( quelques quotidiens et revues disponibles), sont tenus par des débitants de tabac, où désolé de le dire, je ne me plais pas à entrer pour feuilleter avec tranquillité un magazine et l'absence d'une âme dans ces " boutiques ".

    Un libraire, a bien eu l'audacieux pari d'ouvrir voici quatre ans ici. Que des livres dans sa boutique, les lieux sont plaisants. Mais son commerce virevolte. Comme le disent les gérants, à peine peuvent-ils se payer un SMIC et ca en travaillant 6 jours / 7 et bien plus que les fameuses 35 heures...

    Je trouve dommage, de constater la disparition de ces boutiques de quartier.

    Les responsables ? Internet en premier, nous y avons une information immédiate et gratuite...

    Les journaux distribués gratuitement aux entrées du métro, dans les lieux public... Metro, 20 minutes, Direct matin / soir se sont appropriés certes des lecteurs qui n'achetaient pas un quotidien, mais surtout une part importante du marché de la  publicité et cela au détriment des quotidiens payants, qui vivaient bien plus de la publicité que sur le prix d'un exemplaire payant diffusé.

    Enfin, concernant les livres... Internet et la vente en ligne. Des prix cassés et cela malgré une loi encadrant la vente des livres (limitant à 5% les rabais consentis)... Mais allez faire un tour sur priceminister, quelques semaines après la sortie d'un ouvrage, ce dernier est bradé jusqu'à - 80%, et priceminister poussant les vendeurs à vendre toujours moins cher pour écouler la marchandise... Tout benef, sachant que price ne gère pas de stock et constitue juste un intermédiaire entre le vendeur et l'acheteur ! ( En se servant lourdement sur la commission d'intermédiaire).

    Constat ! Vers un tout virtuel - numérique ?

    Ne parlons pas des enseignes comme la FNAC qui vendent à moins 5% sur le net, des frais d'envois gratuits et même pour un livre à 3€ ! Des réductions supplémentaires pour les plus malins qui vont passer par le cash back avec des sites comme ebuyclub, igraal, et toujours plus en achetant lors des opérations adhérents ( carte de fidélité), avec 10€ en chèque cadeau dès 100€ d'achat.

    Compliqué et impossible pour un petit commercant d'être à égalité !

    L'ultime coup de grâce via des E.Book... Apple révolutionne mais tue... Après avoir mis fin à l'lindustrie du disque avec ses Ipod. Aujourd'hui on achève à petit feu, l'univers de l'écrit. Les moins de 25 ans, les consommateurs de demain sont les premiers à s'approprier ces I Book ou autres petits gadgets à la pointe de la technologie.

    Me concernant, je crie à l'horreur !  Un livre au format numérique ? Sans façon ! Aucune âme, j'aime à tourner les pages, à lire et relire à tout moment, avoir mon exemplaire avec moi, dans ma bibliothèque... Tout est si beau, et quel plaisir de revenir vers un ouvrage... Puis un livre offert avec une dédicace, c'est tellement plus personnel... Un livre a une histoire et il constitue notre histoire...

    Le livre électronique, certes vous pouvez y stocker  toute votre biblitohèque, mais voilà la lecture à l'écran, ca va pour lire quelques infos, mais pas un roman, un livre d'art...

    Tout cela entraîne la disparition des commerces de proximité, une vie de quartier, on s'étonne de voir les rideaux de fer baissés en ville... Lorsque je vois, toujours dans ma ville, la disparition les uns après les autres des petits commercants pour ne subsister que des pizzerias ( et encore à la qualité douteuse), ou des kebbab (!), je m'alarme !

    On s'étonne encore d'une montée en puissance du chômage, d'une précarité, mais il est sûr qu'en donnant un va tout à internet et aux grandes surfaces, que demain nos villes, nos quartiers seront terriblement ternes ...

    Mais finalement, ne faisons-nous pas que de payer le prix du progrès ? Un progrès ne profitant qu'à des géants du numérique, des portails internet (Orange, Google, Yahoo etc ) ?

    Ce vendredi 19 Mai 2012, facebook faisait son entrée en bourse... N'oublions pas que tout cela ne repose que sur de l'abstrait, aucun bien réel derrière... La descente risque d'être rude le jour où facebook se fera ( et cela sera surement le cas) devancer, par une autre innovation liée à l'internet.

    Dernière remarque, je lisais voici quelques semaines, une interview du président de VISA (la carte bancaire), d'après lui les enfants naissant aujourd'hui, ne connaîtront JAMAIS la monnaie papier... Juste la carte bancaire.

    Et vous votre avis sur la mort programmée des commerces de proximité ? Du livre version papier ? De notre monde de demain version tout numérique ? Peur ou pas peur ?

     

     

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